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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 23:00

 

Au moment où les différents municipaux défraient la chronique mévennaise, se joue, en coulisse, un épisode au combien plus dramatique pour la Communauté de communes du Pays de Saint-Méen-le-Grand.

Il y a 4 ans, a été crié haut et fort par son président, que la Communauté de communes était en difficulté et qu'un "sauveur" était né !

Aujourd'hui, la tromperie est avérée...

Reste donc une question légitime, à laquelle personne ne semble vouloir répondre : Pourquoi une telle dérive et surtout l'absence de réaction interne, alors que chacun devait connaître, au sein de la Communauté de Communes, la vérité ?

Oui, en 2007, la Communauté de Communes avait beaucoup investi pour faire venir des entreprises (Easydis, Perrenot, Salesky, Kuehne + Nagel...). À la différence de la comptabilité de toute société, celle des collectivités territoriales ne valorise pas les actifs. La valeur des investissements productifs réalisés, les stocks (les réserves de terrains notamment) destinés à être vendus dès les entreprises arrivées, n'apparaissent pas dans les comptes. On s'est donc servi en toute connaissance de cause de chiffres extraits, obligatoirement déficitaires, pour affirmer que la Communauté de Communes manquait d'argent. Alors même que cet argent était présent, certes non disponible, mais bien là.. prêt à oeuvrer pour continuer à enrichir tout le canton, à condition bien sûr de suivre et maîtriser les dossiers et de continuer à travailler !

Mais tout le travail réalisé avant 2008 s'est arrêté. La troisième plateforme logistique d'envergure (plusieurs centaines d'emplois), investissement de la société toulousaine GA, dont le compromis de vente des terrains a été signé le 27 mars 2008 en présence des investisseurs et de Maître Patard, n'a jamais vu le jour comme prévu à Gaël. Même sort pour un quatrième grand équipement logistique prévu à Saint-Méen, planifié dans les rapports officiels du Groupe GA pour une livraison dès 2010...
La Seml (Société d'économie mixte pour le développement local) "Axécia", contre toute logique (hormis celle du président de la Communauté de communes et ses proches), a été liquidée en se débarrassant des actionnaires institutionnels, de son directeur et de tous les projets restants déjà bien avancés.

Rien n'est donc rentré (en recette), autant en argent qu'en résultats, richesse, emplois et développement pour le territoire. Seul l'endettement a baissé, puisque les emprunts ont continué à être remboursé.

Le 26 mars 2012, coup de grâce...

Lors de ce conseil communautaire : les délégués ont appris que la vente du site Entremont avait tourné au fiasco ! Une réalité qui pourtant n'aurait dû étonner personne, prévue et annoncée...

Avant même la signature de l'acte de vente, tous les marqueurs étaient au rouge...

- La société suédoise devant travailler et investir à St-Méen avait fait faillite. / 2010 : "Sunbelt Group a confirmé que Amanat Nawaz Rice a fait faillite. La société suédoise a été créée en 2004 par Makhdoom Abbas, également propriétaire de Zeb Rice Ltd au Pakistan" (source www.winklertimes.com)


- Alors que l'on annonçait en "grand pompe" des investissement de plusieurs millions d'euros, aucun fonds propre n'était visiblement apporté. Une SAS (société de droit français) était créée à la Maison du développement début 2011, avec seulement 1.000 euros de capital !

- Enfin, l'histoire se répétait. La même société Zeb Rice Ltd, avec exactement les mêmes dirigeants qu'à St-Méen, venaient de faire construire au Canada (Manitoba) une usine de plusieurs millions de dollars aux seuls frais du contribuable. Là aussi, tous les emprunts d'équipement auprès des banques avaient été contractés sans apport. Personne n'est jamais venu, l'usine à l'abandon. / "Le site une fois construit, ils ne sont pas venus... Une usine sabordée quand la firme pakistanaise a fait faillite..." (Source www.winnipegfreepress.com).

Comment, le 26 mars dernier, peut-on annoncer, sans explication ?

"Constitution d’une provision pour risque d’impayés... la situation est inquiétante...".

Et pour cause, le propriétaire qui a pris possession des lieux depuis 1 an, et à qui on a vendu le site, en dessous de sa valeur et à terme (par tranche jusqu'à fin 2013), n'a rien payé, ni charge, ni bien, ni impôt foncier... Et qui ne paiera rien, puisque parti "à la cloche de bois", emmenant apparemment dans sa fuite tout ou partie des équipements du site.

Aujourd'hui, faisons les comptes pour ce seul dossier "Vente du site Entremont" !

1- 300.000 euros non payés : soit les 2 premières tranches 2011 et 2012 que le budget en cours devra financer (source Communauté de communes).
2- Des impôts fonciers dûs (15.500 euros) qui seront aussi à retirer du budget (source Communauté de communes).
3- 300.000 euros de solde qui ne seront jamais payés (le Tribunal de Commerce de Rennes a prononcé le 04 avril la liquidation judiciaire, la cessation de paiement a été établie le 1er décembre 2011).

4- Près de 100.000 euros de loyer annuel (source budget 2009) des sociétés locataires aujourd'hui parties.
5- Des pertes à chiffrer, si le vol d'équipement sur site est constaté.
6- Un bien (dépouillé et impayé) qui pour l'instant n'appartient plus à la communauté de communes. Retour donc à la "case-départ" (les pertes en plus), avec un calendrier et une destination de l'infrastructure plus du tout maîtrisés par la collectivité !

Ajoutons à cela :

- Les dommages demandés par l'ancien propriétaire Entremont qui s'est opposé à la liquidation de la Seml Axécia. Délibération 2010-56 (Conseil du 06/09/2010). "Le Tribunal de Commerce de Rennes du 27 avril 2010 a fait droit à la demande d’opposition de la Société ENTREMONT ALLIANCE à la dissolution de la SEML AXECIA et a condamné la Communauté de Communes à payer le solde du prix de la vente du site AGROPARC, soit 300.000 euros majoré des intérêts au taux légal courant depuis le 26 juin 2009 ", soit 21.296,00 euros...

- 70.000 euros de frais pour offrir une nouvelle centrale énergie à la Société Prim'Nature. Délibération 2011-1 (Conseil du 24/01/2011). "En vendant à la SCI AAMA HOLDINGS la centrale énergie, la Communauté de Communes retire à la Société PRIM NATURE l’accès à l’énergie dont elle a besoin pour son activité commerciale. Dans ces conditions, la Communauté de Communes consent à participer financièrement à la réalisation d’une nouvelle centrale froid sur la propriété de la Société PRIM NATURE pour un montant total de 70 000 euros."


Un mois plus tard, l'affaire est passée totalement sous silence à la Communauté de communes, elle n'a pas été abordée lors du dernier conseil du 23 avril...

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Published by Demain, quel Saint-Méen ? Information, réflexion - dans Réflexion

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